Le mois dernier, le président américain Donald Trump a assoupli les sanctions officielles visant le pétrole léger russe, dans le cadre d’un accord conclu avec le président russe Vladimir Poutine pour livrer directement aux États-Unis des centaines de milliers de tonnes de gazole. Cet accord a suscité l’opposition et de vives critiques de la part de l’Ukraine et des pays européens.
Le Financial Times avait rapporté que deux des trois navires partis à la mi-octobre du port russe de Primorsk avaient modifié leur itinéraire et ne faisaient plus route vers les États-Unis.
En réaction, Kirill Dmitriev, représentant et négociateur du Kremlin, a démenti cette information sur le réseau social « X », écrivant : « C’est faux, les navires qui se dirigent vers les États-Unis poursuivent toujours leur route. »
Selon les données de MarineTraffic, un site de suivi du trafic maritime, le navire Talisman, l’un des bâtiments concernés, a été repéré jeudi au large de la Somalie et des côtes tunisiennes. Après avoir franchi le cap Lizard, en Angleterre, le 29 octobre, il a changé de cap vers le sud, traversé le golfe de Gascogne et longé les côtes portugaises avant d’entrer en Méditerranée par le détroit de Gibraltar.
Alors qu’il était censé atteindre la côte est des États-Unis le 9 novembre, la société d’analyse Kpler a indiqué que le navire n’avait actuellement aucun port d’escale défini et qu’il transportait 324 000 barils de gazole. De son côté, le navire Lirio fait route vers le Brésil et navigue dans le sud-ouest de l’océan Atlantique.
Concernant le troisième navire, New York reste désignée comme destination selon les données de Kpler, et son arrivée à destination est attendue samedi.
Interrogé au sujet de ces informations, le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, a déclaré que les détails des cargaisons maritimes relevaient du « secret commercial » et ne pouvaient être rendus publics. Il a également insisté sur le fait que « l’ensemble du gazole trouvera son acheteur ».







