Abbas Araghchi, ministre iranien des Affaires étrangères, a déclaré que le détroit d’Ormuz resterait fermé jusqu’à ce qu’un accord officiel soit conclu avec les États-Unis, et que tout navire tentant de le franchir s’exposerait à un risque majeur pour sa sécurité.
Aujourd’hui, mercredi 21 octobre 2026, le ministre iranien des Affaires étrangères a accusé Washington, dans une interview, de paralyser la voie diplomatique et a souligné que le respect par Washington du mémorandum d’entente d’Islamabad constituait la condition principale pour avancer vers des négociations, les trois cycles précédents de pourparlers s’étant achevés par une attaque contre Téhéran.
Araghchi a expliqué que l’objectif de l’initiative de sept jours était de maintenir ouverte la porte de la diplomatie, mais que les États-Unis l’avaient fermée.
Concernant la situation dans le détroit d’Ormuz, Araghchi a de nouveau souligné que l’absence d’accord signifiait la poursuite des restrictions à la navigation maritime. Il a averti que les pressions américaines ne contraindraient pas Téhéran à se soumettre et que, si Washington et Israël attaquaient de nouveau, toutes les options seraient sur la table, tout en précisant que les capacités militaires de l’Iran étaient exclusivement défensives.
L’intéressé a également reconnu que les sanctions économiques avaient eu de lourdes répercussions sur les conditions de vie de la population iranienne, mais que le peuple en payait le prix pour préserver la souveraineté et l’indépendance de son pays.
Dans une autre partie de cet entretien, au sujet des tensions en mer Rouge, Araghchi a déclaré que Téhéran ne faisait pas partie de cette escalade et que l’avancée des Houthis vers le détroit de Bab el-Mandeb visait à briser le blocus du Yémen. Il a parallèlement exprimé la disponibilité de son pays à servir de médiateur entre les Houthis et l’Arabie saoudite.







