Le nombre de cas confirmés de la dangereuse maladie à virus Ebola en République démocratique du Congo a dépassé le seuil de 10 mille cas. Cette situation intervient alors que les inquiétudes et les mises en garde internationales concernant le risque de propagation de la maladie aux pays voisins et au-delà du continent africain se sont considérablement accrues.
Selon les dernières statistiques de l’Institut congolais de santé publique, publiées par l’agence Reuters, 10,060 cas d’infection et 4,887 décès dus à la souche « Bundibugyo » de ce virus ont été enregistrés à ce jour. Les rapports médicaux décrivent cette nouvelle vague comme l’épidémie la plus importante et la plus grave de cette maladie dans l’histoire du pays.
Par ailleurs, l’apparition de cas en dehors de la RDC a suscité davantage de craintes et d’inquiétudes à l’échelle régionale. Le Kenya a ainsi annoncé avoir identifié 9 cas, tandis que le Nigeria a fait état de 1 cas liés à cette vague. Parallèlement, les organismes internationaux compétents examinent les circonstances de la contamination de l’épouse d’un diplomate suisse, qui n’a jamais voyagé au Congo mais a contracté le virus et a été transférée dans un hôpital en Suisse.
Les organisations sanitaires avertissent que prévenir une catastrophe de plus grande ampleur nécessite de retracer rapidement l’origine des cas, de mettre immédiatement les personnes en quarantaine, d’assurer une prise en charge et une surveillance rigoureuse des personnes ayant été en contact avec les malades, ainsi que de renforcer les mesures préventives aux postes-frontières.







